Les 5 pays scandinaves à connaître absolument

26 février 2026

Temps de lecture : 5 minutes

Ils ont passé au crible six critères pour mesurer le bonheur d’un pays : le PIB, l’espérance de vie en bonne santé, mais aussi la confiance, la générosité, le sentiment de liberté. Quels leviers actionnent-ils pour rendre la vie plus légère, plus agréable à vivre ? Regardons de plus près.

La Suède nous emmène dans sa tradition de « Fika »

En 2015, la Suède a bouleversé les codes du travail en réduisant la journée de huit à six heures. Résultat : plus de temps pour soi, pour la famille, et des salariés qui arrivent au bureau avec le sourire. Miser sur le bien-être, la santé émotionnelle et la qualité de vie : voilà ce qui rend la Suède si attractive. Ce pays n’a pas seulement inventé le chignon à la cannelle, il a élevé la convivialité au rang d’art de vivre. Pourtant, l’hiver n’épargne personne : peu de lumière, météo rude… mais le proverbe local claque comme un manifeste :

« Il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais vêtements ».

Changer de perspective, c’est la clé. La Fika, ce n’est pas juste une pause-café. C’est un moment suspendu, où l’on prend le temps de partager, de discuter, loin de la routine solitaire et expédiée d’une collation sur le pouce. Beaucoup d’entreprises la programment systématiquement, parfois dans un espace dédié. On ne rigole pas avec la Fika : elle rassemble, elle apaise, elle rappelle à chacun la saveur des choses simples.

Voici quelques images qui témoignent de cette atmosphère unique :

La Norvège nous enseigne davantage sur sa vision du socialisme

En Norvège, l’État veille : allocations chômage, aides à la formation linguistique pour les nouveaux arrivants, programmes d’expérience professionnelle pour éviter que le chômage ne s’installe durablement. Mais ce n’est pas tout. Le climat, rude et long, aurait aussi rapproché les habitants. Dans ces régions, la solidarité n’est pas un mot creux : historiquement, affronter le froid et l’isolement a soudé les communautés, un peu comme ces fermiers qui s’unissent pour réparer une grange. Le soutien mutuel s’est inscrit dans le quotidien.

Créer du lien social, ce n’est pas une évidence, mais l’État s’y emploie : encourager les lieux d’échange, multiplier les espaces où les habitants se retrouvent, voilà une piste sérieuse pour renforcer le bonheur collectif. Rassembler, provoquer la rencontre, c’est aussi donner à chacun le sentiment d’être à sa place.

Quelques scènes norvégiennes à découvrir :

Le Danemark a quelque chose de plus que son fameux « Hygge »

Des chercheurs de l’université de Warwick avancent une hypothèse inattendue : le bonheur danois tiendrait à leur patrimoine génétique. Selon Andrew Oswald et Eugenio Proto, plus un pays partage la composition génétique danoise, plus ses habitants seraient heureux :

« Plus une nation est proche de la composition génétique Le Danemark est, plus ce pays est heureux. »

Le lien n’est pas formellement prouvé, mais le Danemark affiche une forte prévalence d’un gène associé à la bonne humeur et à la résistance à la dépression. Et ce n’est pas un hasard si les Danois figurent en tête des classements mondiaux : espérance de vie à 80 ans, système de santé pris en charge par l’État, un PIB par habitant qui tutoie les sommets (près de 45 000 $ selon la Banque mondiale). Même les plus sceptiques finissent par se demander ce qui se cache derrière cette « chance danoise ».

Copenhague s’affiche désormais comme la capitale la plus tendance, à en croire le compte Instagram de Derek Blasberg. Ici, on goûte aux plaisirs simples, on cultive l’art de ralentir, et on s’approprie sans complexe la philosophie du Hygge.

Michael Booth, auteur de « The Most Perfect People : Behind the Myth of Scandinavian Utopia », avance une autre explication : les Danois se contenteraient de peu. Il relate :

« Au fil des ans, j’ai demandé à de nombreux Danois de la chance dans cette recherche – je voulais savoir s’ils pensent vraiment être le champion du monde de la chance – et je n’ai pas encore rencontré de Danois qui croit sérieusement que c’est vrai. »

Michael Booth note : « Les Danois s’attendent à moins, et si leurs attentes sont satisfaites, alors tout va bien. » Une étude parue dans le British Medical Journal en 2006 va dans le même sens : le bonheur danois s’expliquerait aussi par des attentes mesurées et la satisfaction des petites choses du quotidien.

Les Scandinaves sont obsédés par la nature

Et si le secret scandinave était là, au cœur des forêts, au bord des lacs, face aux fjords et sous les aurores boréales ? L’attirance pour les espaces naturels est omniprésente. La météo n’arrête personne : sortir, marcher, explorer, c’est presque une règle tacite. Dès l’enfance, on apprend que tout se joue dans la façon de s’équiper, jamais dans la peur du froid.

« Les enfants apprennent si tôt : il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais vêtements »

Un expatrié s’étonne : « Vous ne pouvez pas croire que les Américains emmènent leurs voitures partout. Ici, tout le monde marche, part en randonnée. C’est ancré dans les habitudes. »

Aperçu de cette passion pour le grand air :

Une Finlandaise expatriée à New York confie : « Désormais, je réalise à quel point les Finlandais passent du temps dehors. Même en hiver, on sort randonner ou marcher. À New York, c’est compliqué de trouver ce temps. »

« Ici, tout est conçu pour que les gens circulent à pied, pas en voiture »

En Norvège, l’activité physique n’est pas une parenthèse : c’est un mode de vie. On court dehors, on fait du vélo à flanc de montagne, on s’oxygène sans compter. Les salles de sport existent, mais la nature sert de terrain de jeu à ciel ouvert.

Et si on s’en inspirait ?

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