À quel moment palisser ses framboisiers pour un meilleur rendement

8 mars 2026

Bonjour à tout le monde. Je suis délicate du site JardinerFuté, et tout d’abord je tiens à remercier Gilles de m’avoir laissé exprimer sur votre site de grande qualité. Je vais vous parler aujourd’hui des framboises et des framboises avec.

Les framboises

La framboise, ou rubus idaeus, pour les amateurs de botanique, s’impose comme un arbuste fidèle. Cette plante vivace s’illustre par sa capacité à fleurir et fructifier plusieurs années de suite, souvent bien au-delà de deux cycles. Chaque saison, elle lance de nouvelles cannes, qui offriront à leur tour des fruits, parfois l’année même, parfois seulement la suivante.

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Solide et peu exigeante, la framboise se décline en deux grandes familles : les framboisiers remontants et les non remontants. Pour éviter les méandres des classifications, restons sur ces deux groupes distincts, la nuance entre eux n’est pas qu’un détail technique, elle détermine la manière dont on va s’en occuper.

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Les framboises, ces petits joyaux rouges ou dorés, parfois acidulés, parfois sucrés, font le bonheur des gourmands à la belle saison. Ce fruit rouge, adulé par toutes les générations, s’invite dans mille recettes : coulis, tartes, confitures, desserts du dimanche ou simples fruits à picorer sur la branche. Et quand on les cueille à maturité, difficile de rivaliser en goût, en vitamines ou en bienfaits pour la santé.

Les framboisiers ne se limitent pas au rouge éclatant. On les trouve en jaune, violet, presque noir, et les formes comme les calibres varient selon les variétés. Un peu plus loin, je vous détaillerai quelques exemples de ces différences.

Culture des framboises

Comme évoqué plus haut, les framboisiers affichent une rusticité à toute épreuve. Selon la variété, ils encaissent des hivers à -15°C, voire -20°C, sans broncher. Mais attention, cette robustesse s’accompagne d’un tempérament envahissant : mal placés, ils colonisent vite l’espace.

Ces arbustes s’adaptent à presque tous les types de sol, du moment qu’il reste frais. Même dans une terre un peu sèche, ils poussent, mais la récolte perd en générosité. L’ombre partielle leur convient parfaitement, bien qu’un plein soleil ne les empêche pas de donner des fruits.

Vu leur propension à s’étendre, il vaut mieux réfléchir au bon emplacement. Le plus courant ? Leur réserver une bordure en fin de jardin, ou les intégrer à une haie, si vous en avez la possibilité. Ce choix profite à tout le monde : les framboisiers apprécient la fraîcheur et la microfaune amenée par les arbres, notamment lors des journées brûlantes. Pour ceux qui s’intéressent à l’outillage adapté, je vous invite à jeter un œil sur cet article : Outils pour le potager. Si votre haie est composée d’arbres fruitiers, les framboisiers la rendront plus productive encore.

Côté méthodes, la tradition veut qu’on palisse les framboisiers en éventail. Ce système simplifie la cueillette, rendant chaque fruit accessible sans gymnastique. Il existe aussi le palissage « à la hollandaise » : on attache les tiges de l’an passé de part et d’autre d’un fil tendu. Pratique dans les grands potagers, mais vite encombrant ailleurs. Et puis rien n’interdit de laisser les framboisiers pousser librement en touffes, pour un effet plus sauvage sans perte de rendement.

À noter : on distingue deux grands types de framboisiers, chacun avec ses spécificités de taille et de culture. Savoir à quel groupe appartient votre plante, c’est éviter les erreurs au moment de la taille… et s’assurer une récolte généreuse.

Voici les différences concrètes entre ces deux groupes de framboisiers :

  • Framboisier non remontant : ses tiges, appelées cannes, ne fructifient qu’à leur deuxième année, généralement vers juin-juillet, parfois jusqu’en août selon la variété. La première année, les pousses restent stériles. Ce n’est que la saison suivante qu’elles se ramifient et portent des fruits en abondance. On taille après la récolte, quand les tiges ayant donné sont desséchées. Attention à ne pas supprimer les jeunes pousses de l’année, qui assureront la prochaine récolte !
  • Framboisier remontant : souvent désigné sous le nom de « bifère », il donne des fruits sur les tiges de l’année dès la première saison, puis à nouveau la suivante. Moins productif sur chaque période que le non remontant, il offre l’avantage d’une récolte étalée, entre juin-juillet puis de septembre à octobre. Les tiges de l’année se couvrent de grappes, puis l’année suivante, elles produisent à nouveau. Pour la taille, il suffit de couper les extrémités desséchées en fin de saison, puis, au fil du temps, d’éliminer les tiges mortes.

Et si votre jardin se limite à un balcon ou une terrasse, la culture en pot ou en grande jardinière reste tout à fait envisageable. Pour en savoir plus sur ce mode de culture, vous pouvez consulter cet article : 5 plantes pour un balcon ou une terrasse.

Certaines variétés de framboises

Variétés non remontantes

Parmi les variétés non remontantes, voici deux exemples qui méritent le détour :

  • Llyodd Georges : une ancienne variété au goût sucré, appréciée des connaisseurs.
  • Meeker : probablement la non remontante la plus cultivée, résistante au froid, qui offre des fruits typiques et réguliers.

Variétés remontantes

Pour les framboisiers remontants, deux valeurs sûres :

  • Heritage : un classique reconnu, très productif, qui donne des fruits moyens à gros, à la saveur bien fruitée. Ces framboises supportent sans problème la congélation.
  • Fallgold : cette variété se distingue par ses framboises jaunes de belle taille, qui arrivent en abondance surtout dès septembre.

La liste pourrait s’allonger, tant les variétés diffèrent par leur saveur et leur forme.

Avant de clore ce tour d’horizon, un conseil : pailler le pied de vos framboisiers. Utilisez un paillage organique (déchets végétaux, feuilles mortes…). Ce geste protège le sol, préserve la vie souterraine et garde une humidité constante, tout en limitant l’arrosage en été. Cela évite aussi l’apparition de croûtes superficielles après la pluie et le vent, fléau bien connu dans les potagers classiques.

Pour le choix du paillis, le Bois Raméal Fragmenté (BRF) reste une option de choix. Il se décompose lentement, nourrit le sol sur plusieurs années et stimule la vie fongique. Résultat : les racines profitent d’associations naturelles bénéfiques, restent plus autonomes face au stress hydrique, et les récoltes s’en ressentent.

Reste l’essentiel : cultiver des framboises, c’est miser sur la simplicité et la gourmandise. Que vous ayez un coin de terre ou un simple bac sur le balcon, il existe toujours une façon de savourer ces fruits, main tendue au jardin ou confiture maison. La prochaine saison pourrait bien être celle où vous verrez vos propres framboisiers ployer sous les fruits.

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