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dim.

08

janv.

2012

10 conseils pour réussir comme community manager freelance ... en province !

Se lancer comme community manager freelance n'est pas sans risque. Le métier est très concurrencé car nombre de personnes croient, parce qu'elles ont une grosse commmunauté et quelques compétences techniques, que cela suffit pour se proclamer community manager. Même si je suis loin de considérer avoir réussi dans ce métier à ce jour, je suis passé par un long processus de mise en place dont je voudrais vous partager quelques astuces. Outre le fait que je traine mes guêtres sur les réseaux sociaux depuis 2005 et quelques autres années en qualité de consultant web 2.0, j'ai mis près d'un an avant de décrocher mon premier gros client SMO. L'affaire n'est donc pas des plus simples, surtout qu'en qualité de provincial (cul-terreux), les parigots (tête de veau) ne voient pas d'un bon oeil (de verre) mon expertise de consultant !

1/ Soigner sa e-reputation

Si un client tombe sur votre profil, son premier réflexe sera de vous googler. Inutile de dire que si quelques casseroles trainent sur Facebook ou twitter, votre compte est fait.

Donc votre premier travail, avant de vous lancer, sera de nettoyer toutes traces de vos actes héroïques divulgués sur le net.

Ensuite, je vous invite à (re)lire mon article comment soigner son identité numérique sur lequel je vous conseille notamment :

  • de travailler votre profil sur des réseaux pro tels que Viadeo, LinkedIn, Ziki
  • de créer un site pro où vous détaillerez vos prestations, expériences, références
  • de créer des comptes distincts pro/perso sur Facebook & Twitter
  • de mettre à jour régulièrement votre profil en fonction de vos expériences

Je vous conseille également ce nouveau site qui vous permettra d'améliorer votre référencement tout en regroupant vos différentes présences sur le net : Tiki'Mee

 

2/ SE SPECIALISER

Et là j'insite sur le verbe. Au milieu de la jungle (ou des rapaces) des freelances, qui seraient plusieurs milliers au dernier recensement, il vous faudra faire votre place. Et si vous comptez vous lancer dans la mode, les jeux vidéos, les gadgets numériques ou le web 2.0, autant dire que votre carrière risque de ne jamais démarrer. Alors, pour vous différencier, spécialisez-vous ! Il existe des milliers de possibilités de se distinguer. Faites votre choix en fonction de vos passions, des tendances, mais surtout éviter la facilité : tout le monde y va ! Vous avez une expertise, vous avez fait de longues études (stages, thèses, ...), votre passion déborde pour un sport (sauf le foot !) un loisir, une activité professionnelle, foncez. Mais avant de vous engagez, faites un petit tour sur le web pour sentir le marché, la concurrence, le potentiel car si votre passion est les "soldats de plombs de 1840 à 1855", il y a peu de chance qu'un client fasse appel à vous pour animer ses communautés !

 

3/ Partager sa passion

Une fois que vous avez déterminé votre spécialité, il vous faut le faire savoir. C'est aussi le bon moyen de faire connaître votre belle plume, via un blog ou votre talent à dénicher les bons sujets (curation). Vous aurez d'autant plus de crédibilité à publier sur un sujet que vous semblez maîtriser sur un blog qu'il existe de nombreuses plateformes gratuites pour publier.

Diffuser les connaissances des experts via une curation vous permettra d'assoir votre sens de la veille, du tri de l'information et de son partage sur les réseaux.

Je ne saurai trop vous conseiller l'excellent outil Scoop.it pour vous lancer facilement et efficacement dans la curation. Etant bien placé pour connaître son impact !

 

4/ Faites-vous parrainer

Quand on a peu de clients en référence, le mieux est de se faire parrainer. Vos comptes Viadeo ou LinkedIn vous permettent de faire ajouter des recommandations par des connaissances, professionnels croisés lors d'un stage ou dans une autre vie, professeurs ou éventuellement (avec parcimonie) ami de longue date.

C'est un moyen que j'ai très peu usité, mais il m'arrive souvent de lire ces recommandations sur les profils que je visite. On connait, en outre, l'impact de la recommandation sur le choix d'un client potentiel. A ne pas négliger donc !

 

5/ Rejoindre des réseaux "physiques"

Les communautés virtuelles, quand on habite en province, d'autant plus hors des grandes villes, permettent de vous faire connaître à moindre frais. Mais vous ne gagnez pas en crédibilité ! D'où l'intérêt de rejoindre des clubs ou des réseaux de professionnels de la vie réelle. J'ai longtemps été un adepte de ces groupements, mais avec l'expérience, je me suis rendu compte qu'on se retrouve souvent qu'entre freelances, TPE sans grand intérêt pour son business. Il faut donc bien choisir ses clubs et parfois privilégier des clubs "haut de gamme" (type Golfes, Rotari ou Lions Club) où vous aurez plus de chance de croiser les décisionnaires qui vous intéressent. Malheureusement, l'accès à ces clubs n'y est pas des plus simples et encore moins des plus économiques !

 

6/ Penser au co-working et cantines numériques

Se lancer en freelance, si on n'a pas l'espace nécessaire pour se consacrer pleinement à son activité, vous posera rapidement un problème (à moins de vivre seul).

De plus en plus d'espaces de co-working se créent en province. Je vous conseille fortement d'y faire un saut régulièrement, vous y ferez peut être des rencontres intéressantes tout en travaillant en indépendance.

Le concept de cantine numérique va encore plus loin en proposant notamment de nombreuses réunions et conférences. Proposez vos services, on ne sait jamais !

 

7/ S'inscrire sur des sites de Freelance

Il existe une multitude de sites réservés aux freelances, notamment dans le domaine de l'internet et des NTIC (je sais, ce terme est obsolète !). Privilégiez avant tout les sites qui ont un rapport direct avec votre activité. Dans le domaine du community management, je vous conseille notamment Trouvemoiunfrelance, Freelance.com et Codeur. Attention, ces sites ont un coût non négligeable (au contact) et demande beaucoup de réactivité. Le premier étant celui qui m'a proposé le plus de missions de community management freelance, mais sans résultat probant.

 

8/ Rester modeste

Comme je l'indiquais en introduction, vous n'êtes pas seul sur la place. Mettez en avant ce que vous savez faire, vos connaissances (curation) et vos communautés, mais n'en faites pas trop, car ça se retournera très vite contre vous.

Rester donc à l'affût de toute information dans la métier, car le client est souvent friand de nouveautés ou de conseils face à certaines problématiques. Jetez un oeil très attentif sur les informations autour du SEO (référencement), ça pourrait vous être utile.

 

9/ Veiller et prospecter

En parlant de veille, suivre l'actualité sur les termes "community manager" ou "médias sociaux" peut vous apporter quelques pistes de contacts. C'est très fastidieux, mais ça peut se révêler payant. Pour se faire, vous pouvez utiliser des outils tels que Nevibes Dashboard ou Alerti. Le moteur de veille de Scoop.it est aussi très performant.

Ne pas hésiter à prospecter, sur les réseaux sociaux, auprès des agences web ou des agences de communication* mais aussi auprès des des responsables marketing et communication des PME. Ce sont les prescripteurs voir les décisionnaires en matière de stratégie sur les réseaux sociaux.

 

10/ Lancez-vous !

L'adage "qui n'essaie rien, n'a rien" s'applique à tous les entrepreneurs, et donc au freelance. Si vous êtes déjà salariés, ne lâchez pas de suite votre poste. Prenez le statut d'auto-entrepreneur, ça ne vous coûte rien tant que vous ne faites pas de chiffre d'affaires. Idem pour ceux qui se lance avec leurs indemnités chômage. Pour les autres, assurez-vous d'avoir quelques mois de trésorerie d'avance (voir un an) car il vous faudra être patient, le temps d'assoir votre e-reputation.

 

En conclusion :

Retenez ces 10 astuces comme une base à votre stratégie. D'autres actions peuvent être mises en place en fonction de votre spécialité (présence sur les communautés dédiées) de votre expérience et de votre environnement. Mon dernier conseil : si vous avez la passion, persévérez et vous réussirez, sinon abandonnez de suite !

 

* un petit bémol sur les agences de communication : elles sont très friantes de stagiaires (absude !) et peuvent vous utiliser comme faire valoir pour finalement pomper vos bonnes idées. Soyez très méfiant !

 

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Commentaires: 5

  • #1

    C3M (dimanche, 22 janvier 2012 17:13)

    une belle synthèse, merci

  • #2

    Tanugi de Jongh (jeudi, 09 août 2012 13:14)

    Bonjour,
    Mon fils vient de finir Bachelor avec spécialité e-management et vient de s'inscrire à esc Toulouse pour un master community management.
    Votre article certes éloquant,m'inquiète sur la suite, étant donné le montant de la formation.
    Pour mettre cette année à profit que dois je lui conseiller?
    Vers qui envoyer les CV?
    Merci pour votre réponse, lui doit savoir, mais, je suis une mère confiante,un peu méfiante qui a besoin de savoir à quelle sauce son fils va se faire croquer.

    Sincères salutations.

    Tanugi de Jongh Marie Pierre.

  • #3

    Pascal Faucompré (jeudi, 09 août 2012 15:16)

    Si ça peut vous rassurer : plus de 90% des offres d'emploi de community manager sont des stages. Votre fils est sur la bonne voie :-)

  • #4

    social reflex (vendredi, 11 janvier 2013 17:13)

    10 points essentiels effectivement.
    Et contre l'immobilisme général j'appuie à fond le n°10 ;)

    Cordialement.

  • #5

    NetSkipper (mardi, 27 août 2013 14:16)

    De très bons conseils en effet, merci :) Rester pro actif et donc, prendre en main son projet.

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